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Histoire du lycée

L'historique du lycée

Par webmestre chassagne, publié le jeudi 7 juillet 2011 11:45 - Mis à jour le mercredi 15 février 2017 11:06

La présence d’un lycée professionnel aussi imposant à Paimboeuf, petite ville de 3 000 habitants, ne peut s’expliquer que par l’histoire industrielle de cette ville et la volonté d’une personnalité qui donnera son nom au lycée, Monsieur Albert Chassagne.
Au début du 20è siècle, Paimboeuf, l’ancien avant-port de Nantes et ancienne sous-préfecture, n’est plus qu’une petite bourgade isolée (le pont de St Nazaire date de 1975) au sud de la loire. Mais en 1914, le service des armées en y installant le service des poudres, déclenche un mouvement d’industrialisation (Kuhlmann, Ateliers de Construction de Paimboeuf, chantier naval Chauvet…) nécessitant la formation d’une main d’œuvre qualifiée.

Entre les deux guerres, Kuhlmann et les ACP s’organisent pour former leurs apprentis dans leurs locaux au sein d’une école d’apprentissage. En 1950, cette école est reprise administrativement par l’enseignement technique sous la forme d’un centre d’apprentissage rattaché à l’éducation nationale. En 1952 la municipalité met à disposition du centre un terrain et des bâtiments à rénover près de la gare mais devant l’exiguïté des locaux, les apprentis continueront à fréquenter la cantine de Kuhlmann et les locaux des ACP pour certains cours.  En 1958, après de nombreux travaux, le centre d’apprentissage de Paimboeuf qui est rattaché administrativement au lycée technique de St Nazaire depuis 1955, est inauguré officiellement dans des locaux rénovés. Il compte 70 élèves qui préparent des CAP en chaudronnerie, ajustage et électricité. En 1960, il devient le Collège d’Enseignement Technique de Paimboeuf.
Mais devant le développement de l’emploi à Paimboeuf, le CET se révèle à l’étroit dans ses locaux et Albert Chassagne, directeur des ACP,  président de la Société d’équipement de Loire-Atlantique, conseiller général (depuis 1952) et maire de Paimboeuf depuis 1959, a de l’ambition pour sa ville. En 1964, il obtient l’agrément du ministère de l’éducation nationale pour la réalisation future d’un CET de 432 élèves (288 garçons et 144 filles)  dont 240 pensionnaires.

Après bien des obstacles (acquisition du terrain, financement, création d’un SIVOM) ce nouveau CET ouvre à la rentrée 1969, il devient autonome administrativement et il est inauguré officiellement par Monsieur Olivier Guichard, ministre de l’Education Nationale en 1970. C’est une construction imposante sur un terrain de 3 hectares avec 4 grands blocs géométriques séparés. Architecture classique de l’époque, en structure métallique et grandes baies vitrées. Une fresque très colorée, œuvre du peintre Joël Dabin,  «La Loire et ses affluents», orne le bâtiment administratif. Devenu Lycée d’Enseignement Professionnel en 1976, il prendra alors le nom d’Albert Chassagne, décédé en 1972.

Les effectifs de 179 élèves en 1969 vont rapidement grandir pour atteindre plus de 400 élèves dans les années 70-80 avec la création de nouvelles sections, (comptabilité, électro-technique, usinage…) et surtout en 1980 la mécanique moto qui deviendra la section phare de l’établissement avec la chaudronnerie, section « historique ». De nombreux projets pédagogiques sont menés (mise au point de 2 cv nautique et de moto de cross, fabrication d’éoliennes, de remorques, de chars à voile, de nids de cigognes…), le lycée gardant une image de lycée «industriel» malgré la présence de sections tertiaires (secrétariat puis vente/commerce).

Dans les années 90, le lycée, comme l’industrie à Paimboeuf, va subir les effets de la crise économique Malgré les efforts et la volonté des personnels, les sections industrielles «historiques» du lycée vont fermer (usinage, chaudronnerie). Cependant un nouveau Bac Pro mécanique moto est créé après celui de Commerce en 1998 et avec la création d’une nouvelle cafétéria, d’un journal du lycée «Le Paimpotin» et la participation à des projets pédagogiques liés au territoire de l’estuaire (projet Belem Pro, Basket-Entreprise, la pêche à la civelle avec Estuarium) le LP Chassagne montre un dynamisme loin de son image de petit lycée industriel isolé, comme le montre aussi sa participation à des échanges européens avec la Hongrie et la Roumanie (projet Comenius).

 Le Conseil Régional a d’ailleurs décidé une rénovation complète des locaux : un nouveau LP Chassagne voit le jour à la rentrée 2009.


Jean-Paul Fleury

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